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Enfants handicapés et orphelins

Solidarité renforcée avec les bénéficiaires de l'aide sociale

Une gamme de 22 mesures, au coût de Rs 214 millions, annoncées pour venir surtout en aide aux orphelins et enfants handicapés ou gravement malades de parents bénéficiaires de l'aide sociale.

L'Association des Consommateurs de l'île Maurice (ACIM) et l'Institute for Consumer Protection (ICP) regrettent l'absence de mesures concrètes dans le discours du budget du ministre Rama Sithanen susceptibles de contenir la hausse des prix et améliorer le pouvoir d'achat des consommateurs.

Jayen Chellum conteste l'affirmation du ministre des Finances à l'effet que la détaxe des équipements audio de loisirs et d'un certain nombre de produits électroménagers vise à aider les jeunes, les artistes et les femmes. Selon lui, en effet, il ne s'agit que le strict respect des engagements pris vis-à-vis de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) dans le cadre de la libéralisation des marchés.

Le budget de développement pour 2007-08 fait provision pour des dépenses de Rs 10 milliards. Mais les principaux projets retenus sont :

Rs 310 millions pour la mise en place du réseau de fourniture électrique et d'adduction d'eau à la zone de Riche-Terre identifiée pour le projet Tianli ;

Rs 364 millions pour des projets routiers, soit Rs 109 millions pour la Terre-Rouge/Verdun/Trianon Link Road, Rs 48 millions pour les feux de signalisation au rond-point du Caudan, Rs 890 millions pour la route d'accès au Triangle de Réduit, et Rs 70 millions pour la réhabilitation des routes ;

Le Joint Economic Council (JEC), s'est déclaré globalement satisfait de la du Budget 2007/2008. Jacques de Navacelle et Raj Makoond, respectivement président et directeur du JEC, qui parlaient en présence des représentants des différentes organisations membres, ont soutenu que le budget était " cohérent et équilibré, avec une composante sociale que le secteur privé tient beaucoup à cœur ".Pour Jacques de Navacelle, Rama Sithanen a présenté un budget qui privilégie l'ouverture et la modernisation de l'économie.

"One year is too short a period for such a programme to gain its cruising speed". Ce sont les propres mots du ministre des Finances pour admettre que l'Empowerment Programme a connu des débuts timides. En effet, sur les Rs 750 millions prévues pour l'année financière qui s'achève, seulement Rs 315 millions dépensées dont Rs 125 millions pour le DBM Equity Financing/Boosters Schemes.
 
 Les autres dotations étant comme suit Rs 75 millions pour la formation et le recyclage, Rs 12 millions pour les mesures d'accompagnement des PME, Rs 75 millions pour les villages touristiques, Rs 2 millions pour les projets de développement social intégré, Rs 20 millions pour le logement social et la préparation des sites de construction, Rs 6 millions pour les femmes chômeurs et rien du tout pour les projets d'agro-industrie.

Le servicing de la dette publique en 2007/08 nécessitera des déboursements d'un peu plus de Rs 13 milliards, soit Rs 8,8 milliards pour les short and medium term borrowings, Rs 2,9 milliards pour la dette locale et Rs 1,4 milliard pour la dette étrangère.

La dette publique, qui était de Rs 57 milliards en 2000, est passée à Rs 105 milliards en 2005. Dans le discours du Budget, mention est faite d'une série de mesures en vue de renforcer la gestion de la dette. La définition de la dette publique a été revue pour inclure la dette locale des corps para-publics. Le Consolidated Sinking Fund sera éliminé avec pour conséquence une réduction de Rs 6 milliards de la dette publique et des mesures sont envisagées en vue d'adopter le benchmark de l'Union européenne de la dette publique représentant 60% du Produit intérieur brut.

Le thème majeur du budget 2007/08 tourne autour de l'accélération de la transition vers la compétitivité globale avec pour objectif d'atteindre le plein-emploi et d'améliorer le niveau de vie des Mauriciens. À cet effet, le vice-Premier ministre et ministre des Finances a identifié cinq fronts majeurs, soit consolider les progrès réalisés en matière d'ouverture de l'économie et faciliter l'environnement d'affaires tout en faisant de la place pour de nouvelles idées;
investir massivement dans le maintien, la réhabilitation et la consolidation de l'infrastructure publique;
élargir le champ d'occasions et d'opportunités pour que les fruits de la relance soient à la portée et partagés par tout un chacun;
assurer la solidarité à l'égard de ceux de la société qui sont les plus vulnérables et poursuivre la remise en ordre des finances publiques.

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, a préféré donner un coup d'accélérateur à la réforme de l'Income Tax avec l'imposition d'un taux uniforme de 15% que ce soit pour les contribuables ou pour les compagnies à partir du 1er juillet de cette année, soit deux ans plus tôt que prévu. Cette mesure vise à permettre à l'économie de bénéficier en termes d'investissements et de possibilités d'affaires et également à récompenser l'effort au niveau individuel.

Dans la lutte contre les resquilleurs attitrés des impôts, le budget 2007/08 fait place à une amnistie de six mois avec la mise en place de deux Schemes pour accorder la possibilité à cette catégorie de contribuables de se mettre en règle avec l'Income Tax. Ce délai expire le 31 décembre et aucune possibilité d'extension n'est à prévoir.

Sithanen : " Unissons nos forces pour surmonter les difficultés "

" Unissons nos forces comme une nation afin de surmonter les difficultés qui nous attendent et faire de la transition un succès ", a plaidé Rama Sithanen, VPM et ministre des Finances, au chapitre de la réforme du secteur sucrier. Cet aspect, comme on le sait, donne lieu actuellement à d'intenses négociations entre le gouvernement et le secteur sucrier.

Rama Sithanen, tout en saluant les progrès réalisés sur le front des dépenses, reconnaît que la dette publique présente des caractéristiques inquiétantes. Alors que la dette publique était de Rs 57 milliards en 2000, elle est passée à Rs 105 milliards en 2005. " Le problème de l'endettement constitue une véritable contrainte pour l'espace fiscal ", a-t-il fait ressortir.
 
 L'objectif déclaré est de renverser la tendance de la dette publique même si l'endettement existant nécessitera plusieurs années pour permettre une parfaite maîtrise de la situation. Dans le présent budget, la définition de la dette publique a été élargie pour tenir en ligne de compte la dette locale des corps para-publics garantie par le gouvernement et celle qui est financée par le budget. 

Étendre l'infrastructure routière, gérer la demande et la sécurité routière : ce sont les trois principaux axes sur lesquels le gouvernement va agir durant la prochaine année financière concernant les infrastructures publiques. D'où la décision d'augmenter le budget de ce ministère de 20 % - de Rs 6,1 milliards à Rs 7,5 milliards. Durant les quelques prochaines années, il va investir une somme de Rs 3 milliards dans le développement routier.

Estimant que l'élimination des déchets constitue une menace grandissante à notre environnement, le ministre des Finances, Rama Sithanen, prévoit Rs 1, 8 milliards, soit 18% de notre budget capital, pour cet item. Cette somme comprend un montant de Rs 1, 5 milliards pour le secteur des eaux usées. Ainsi, plus de Rs 1 milliard ira au Plaines-Wilhems Sewerage Stage I Project, qui implique la construction d'un réseau de stations de traitements et de son système d'assainissement qui desserviront quelque 29 000 consommateurs. " Le plus vite nous augmenterons la capacité de notre système d'assainissement pour protéger adéquatement notre environnement, le plus propre il sera, et le plus tôt nous pourrons canaliser nos ressources vers d'autres priorités nationales ", a commenté le ministre.

Les pouvoirs des offi ciers de la MRA seront renforcés en vue de traquer les importations illégales de drogue par le truchement de la poste 
 
Le Budget 2007/08 prévoit une accélération de la réforme de l'Income Tax avec une Single Corporate Tax de 15% et un taux plafond d'impôts sur les revenus pour les contribuables de 15%, appliqués deux ans à l'avance. C'est l'une des principales mesures annoncées par le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen. Avant d'entrer dans les détails de ces mesures fiscales, il a passé en revue le début de la réforme enclenchée avec le précédent budget. 
 

Déficit budgétaire : baisse d'un point en une année 
 
Au niveau du déficit budgétaire pour l'exercice financier 2006/07, le regret à peine dissimulé du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen est que les Pensions Liabilities - avec le transfert de fonctionnaires à la Mauritius Revenue Authority (MRA) d'un montant de Rs 590 millions - n'ont pas permis d'atteindre l'objectif de 4 % du Produit intérieur brut (PIB). Cet objectif aurait pu également être atteint si tous les revenus prévus aux différentes mesures annoncées dans le précédent Budget avaient été collectés. Néanmoins, il a tenu à souligner qu'en une année, le déficit budgétaire est passé de 5,3 % à 4,3 % du PIB, soit une baisse d'un point en une année.

Le déficit budgétaire sera ramené à 3,8 % du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2007/08, contre 4, 3 % en 2006/07 et 5,3 % en 2005/06, affirme Rama Sithanen.
 
 " On espère maintenir les dépenses courantes durant la prochaine année financière à Rs 50,5 milliards, c'est-à-dire 20,3 % du PIB, ce qui représente une baisse de 0,2 % par rapport à 2006/07 ", dit-il. Ces efforts pour contrôler les dépenses courantes permettront au gouvernement d'investir davantage dans les projets infrastructurels. À ce propos, M. Sithanen indique que pour la première fois, le budget de développement passera durant la prochaine année financière le cap de Rs 10 milliards, ce qui représente une hausse de 22 % comparé à 2006/07. 

Rama Sithanen : " Continuons sur la voie entamée l'an dernier " 
 
Navin Ramgoolam saluant son ministre des Finances Rama Sithanen à l'Assemblée nationale hier, lors de la présentation du Budget 2007-2008
 
 
 Présentant son deuxième budget au Parlement hier, le vice-Premier ministre et ministre Finances, Rama Sithanen, a mis l'accent sur l'importance de continuer le chemin de réformes entamé l'an dernier. " The good results confirm that we must stay on the path of reforms. The goals are attainable : the road must be travelled all the way ", déclare-t-il.

Chacun cherche à démonter l’apparent tour de passe-passe ; beaucoup appréhendaient le pire, quelques-uns guettaient la faute. Rama Sithanen émerge de l’exercice avec une crédibilité retrouvée et une légitimité confortée. Tout est pourtant d’une simplicité lumineuse et c’est le Premier ministre qui l’a rappelé : pour récolter, il faut d’abord semer. Les premiers fruits de cette récolte avancée, nous les devons aux sacrifices exigés par le premier budget de Sithanen. Il n’y a pas de secret, le ministre des Finances desserre, en partie, l’étau fiscal qui brime autant les salariés que les entreprises, et soulage le fardeau de diverses catégories sociales uniquement parce qu’il a su générer des revenus supplémentaires. Ces revenus, il les a obtenus parce que les réformes enclenchées ont produit, comme escompté, une croissance de 5 %, contre seulement 2,2 % en 2005. Il parie sur la poursuite de la croissance, en restant fidèle à sa stratégie. Si les mêmes causes produisent les mêmes effets, il ne prend pas un bien grand risque. Je crois d’ailleurs que le mouvement devrait s’accélérer. Pour trois raisons.

«Accueil favorable » pour le Joint Economic Council (JEC), « Budget à la Vishnu Lutchmeenaraidoo » pour le Dr Pramode Jaddoo du Mauritius Institute of Education. La réaction du secteur privé après l’énoncé du dernier budget va d’un extrême à un autre. Mais à mi-chemin, c’est « un processus d’apaisement social pour permettre à la réforme de suivre son cours », comme l’affirme Éric Ng, qui résume bien les choses.
 
 Le directeur de PluriConseil poursuit en soulignant que « tous ne sont peut-être pas encore vraiment convaincus de la rationalité de la réforme économique, mais on peut espérer moins de résistance dans les rangs du gouvernement à la poursuite de celle-ci ». Les premiers signes de cet apaisement se sont manifestés par la réaction du JEC, jusqu’à tout récemment en froid avec le gouvernement. 
 

Imaginez un complexe résidentiel avec 1 850 appartements, coûtant chacun Rs 1 million et vous aurez l’équivalent de l’augmentation de l’actuel budget par rapport à celui de l’année dernière. Les prévisions pour 2007-2008 sont, en effet, de Rs 10,05 milliards contre Rs 8,2 milliards pour 2006-2007.

« Nos infrastructures publiques doivent refléter notre ambition de bâtir cette île Maurice moderne que notre population mérite », a indiqué Rama Sithanen lors de la lecture du discours du budget vendredi.

EMPLOI: Les femmes d’abord
 
 Comment relancer l’emploi ? À cette question lancinante, la réponse se fait plus précise. Puisque le chômage se concentre au féminin pluriel (15,5 % contre 5,5 % chez les hommes), c’est vers les femmes que le gouvernement se tourne. « Il est urgent de réduire l’écart entre le chômage masculin et féminin, sans quoi les inégalités salariales se creuseront davantage », a fait remarquer le ministre des Finances.
 
 Concrètement, le gouvernement compte actionner quatre leviers imbriqués entre eux : la reconversion, la formation, l’entrepreneuriat et l’orientation.
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