Interview


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    Il a tourné dans un premier film à succès, des années de braise du MMM au ministère des Finances. Aujourd’hui, Vishnu Lutchmeenaraidoo tente un remake en assurant qu’il est possible de conjuguer politique et spiritualité.
     
     Qualifié de dernière “trouvaille” de Paul Bérenger par Navin Ramgoolam, Vishnu Lutchmeenaraidoo n’en est pas moins pour une bonne partie dans le regain d’enthousiasme des militants mauves. Aujourd’hui, l’ancien ministre des Finances de sir Anerood Jugnauth entame une nouvelle croisade.

    QUESTIONS À SATISH FAUGOO

    Des médicaments ont été jugés “sub-standard” par un laboratoire sud-africain, mais face aux contestations des fabricants, le ministre explique que l’erreur, lors des tests, n’est pas exclue.

    ● Comment a été mise au jour l’affaire des médicaments de qualité douteuse ?

    Il serait prématuré d’arriver à des conclusions pour l’heure. Il est question d’un rapport venant d’un laboratoire sud-africain, qui a jugé que quatre médicaments proposés dans les hôpitaux ne correspondaient pas aux normes. Il s’agit de deux médicaments destinés aux asthmatiques, d’un médicament pour traiter le diabète et d’un remède prescrit pour soigner l’hypertension.

    Cependant, ces résultats sont vivement contestés par les fabricants, qui ont fourni des explications. Celles-ci ont été envoyées au laboratoire sud-africain. Et nous attendons de voir ce qui en sortira.

    NPC Réactions de Deepak Benydin

    "Certains sont en train de vendre la lutte syndicale" 
     
    Deepak Benydin, président de la Federation of Parastatal Bodies & Other Unions (FPB&OU) a accusé certains membres du National Pay Council " se présentant comme les représentants et les défenseurs " de la classe des travailleurs de " vann lalit syndikal " auprès du gouvernement et du patronat. De plus, a-t-il dit lors d'une conférence de presse hier, ce qui est dangereux c'est qu'il y a " ingérence " dans le mouvement syndical.

    Rosida Dhookhun, diététicienne, qui travaille avec les fédérations sportives affirme, que la majorité des sportifs mauriciens n'ont pas une bonne nutrition. Il faut savoir qu'à Maurice, les nutritionnistes ou diététiciens spécialisés dans le sport ne sont pas connus du grand public. On doute même qu'il y'en ait. Par exemple, Eric Milazar et Stéphan Buckland font appel à une physiothérapeute pour leur programme alimentaire.

    Parlez-nous de la nutrition qu'un athlète doit adopter pour améliorer sa performance.

    Déjà quand on parle de nutrition, il est bon de savoir qu'il s'agit de manger et boire. Qui dit boire dit hydratation et l'hydratation est justement un pilier à la performance sportive. Plusieurs critères entrent en jeu selon les sports pratiqués : le physique du sportif, la durée de l'exercice et la fréquence à laquelle ils sont pratiqués.

    “Le gouvernement doit mieux contrôler la vente des IRS”
     
    La vice-présidente de la commission pour la démocratisation de l’économie exprime ses réserves sur la vente de villas aux étrangers. Elle souhaiterait l’institution d’un “monitoring body”.
     
     ● Catovair vient d’annoncer la suspension de ses vols sur Rodrigues et blâme, en quelque sorte, le gouvernement pour ses difficultés financières. Est-ce une illustration de la démocratisation de l’économie prônée par l’Alliance sociale ?
    "Sécurité implique approche stratégique du business du client"
     
     DDS International entre sur le marché mauricien. Quelles sont ses activités et ses ressources ?
     
     DDS est le gros distributeur sud-africain, choisi par McAfee, le géant des solutions de sécurité, pour la distribution de ses produits et le développement de ses activités sur la zone océan Indien. DDS International a une équipe à Maurice pour s'occuper de ce marché, depuis janvier dernier. Nous sommes rattachés au bureau sud-africain, ce qui nous permet aussi d'en avoir des ressources. Pour l'instant, l'équipe locale, sous la responsabilité du CEO en Afrique du Sud, Jim O'Connor, est composée de trois personnes: un Business Systems Consultant, un Technical Channel Manager, et moi-même.
    "On évoque la responsabilité des travailleurs, jamais celle des employeurs "
     
     Dans un entretien au Mauricien, le whip de l'opposition parlementaire et ancien ministre du Travail, Showkutally Soodhun, s'insurge contre le fait que " la Mauritius Employers Federation (MEF) parle ad nauseam du sens de responsabilité des travailleurs, mais jamais de celle des employeurs ". Il estime que l'environnement propice pour l'introduction des négociations collectives n'existe pas et soutient que le ministre du Travail ne peut se permettre de choisir ceux qui devraient siéger sur le National Pay Council (NPC) selon son gré. 
     

    QUESTIONS À TULSIRAJ BENYDIN, SYNDICALISTE

    ● Que représente la fête du Travail pour vous ?

    La fête du Travail est symbolique de la lutte des travailleurs et nous la devons aux grandes revendications que les Américains ont faites à Chicago en 1886 pour s’élever contre le fait que les travailleurs n’avaient aucun droit. C’est donc une façon de commémorer cette lutte qui a vu beaucoup de sang couler. C’est aussi un jour de réflexion où les travailleurs viennent de l’avant avec leurs revendications.

    ● Les circonstances qui ont donné naissance à cette lutte, ont-elles changé ?

    Shirin Aumeeruddy-Cziffra: " J'ai lu le texte du Sexual Offences Bill et, en dépit de ma formation juridique, j'ai eu du mal à comprendre toutes ses implications ", note l'Ombudsperson for Children

    Avocate de formation, de la première génération de militantes féministes, Shirin Aumeeruddy-Cziffra fut Attorney General du gouvernement MSM-MMM. Première titulaire du poste de Ombudsperson for Children, institué pendant la précédente législature, elle se consacre désormais à la cause des enfants, ce qui l'a confronte tant à des cas d'abus sexuels qu'aux divers problèmes soulevés par les mariages engageant de très jeunes conjoints, une dérogation permettant d'être marié dès l'âge de 16 ans.

    QUESTIONS À RAMA VALAYDEN, «ATTORNEY GENERAL»

    «Je suis déçu de ces réactions»
     
    Rama Valayden est en colère suite aux réactions concernant le «Sexual Offences Bill». Il s’élève contre le lobby religieux et ceux qui pratiquent le double langage. Fidèle à lui-même, il ne mâche pas ses mots.
     
     ● Quelles sont les vraies raisons du report du «Sexual Offences Bill» ?
     
     Les raisons sont bien simples. Il y a eu des représentations venant de l’opposition, de la société civile, certaines réserves des backbenchers de la majorité, etc. Ils demandent un peu plus de temps.

    La MTPA doit avoir un budget conséquent

    QUESTIONS À JEAN-MARC SIANO, PRÉSIDENT DU GROUPE NOUVELLES FRONTIÈRES

    Quel bilan faites-vous, près de six mois après l’atterrissage du premier vol de Corsairfly à Maurice ?

    C’est très positif. Le tourisme se porte bien. Les chiffres de mars démontrent que le marché français est l’un des principaux moteurs de la croissance du tourisme à Maurice. Nous avons fait voyager 45 000 passagers depuis le premier vol, fin octobre, et notre taux d’occupation moyen cumulé atteint 82 %, malgré une phase de lancement, début novembre avec seulement 60 %.

    QUESTIONS À PRAMILA PATTEN, AVOCATE

    Le «Sexual Offences Bill» a l’air d’un projet de loi progressiste. Nous avons demandé à une experte de l’éplucher pour nous. Ce que Me Patten a à dire est inquiètant.

    ● Vous avez travaillé sur une ébauche du «Sexual Offences Act» dans le passé, accueillez-vous son éventuelle adoption avec soulagement ?

    Pas exactement. Disons qu’il était grand temps que nous ayons une loi qui regroupe les délits sexuels et qui élargit la définition du viol mais je suis très déçue par ce projet de loi.

    Le ministère a forcé Desbro à fermer

    QUESTIONS À GILBERT ESPITALIER-NOËL, PRÉSIDENT DE CERENA

    Outre sa réaction à la libéralisation des prix, le patron du groupe dont Desbro fait partie se dit certain d’une augmentation prochaine. Il regrette cette cessation d’activités.

    Quelle est votre réaction à la décision du ministère du Commerce et de l’Industrie de libéraliser les prix des barres de fer et de baisser les tarifs douaniers ?

    «La ‘nightlife’ à Maurice est saine»

    Les boîtes de nuit affichent completes en cette fin d’année malgré une tendance à la baisse notée au cours de l’année. Mais fête veut aussi dire alcool au volant. Pascal Hoffman, propriétaire des Enfants Terribles à Pointe-aux-Canonniers, se veut rassurant.


    ● Le business de boîte de nuit est-il aussi lucratif en cette fin d’année comparé aux autres ?

    En général, la fin d’année est une bonne période pour les boîtes de nuit mais je note que le pouvoir d’achat a baissé durant le reste de l’année courante par rapport aux autres années.

    Mauritius News Service (Le Matinal) - Le premier président de la Zambie, Kenneth Kaunda, souhaite que l'Afrique prenne avantage des opportunités d'affaires à Maurice alors que le pays ouvre son économie aux investisseurs étrangers. Il plaide en faveur d'une coopération poussée Sud-Sud et soutient que des perspectives de coopération doivent être pri-vilégiées entre les deux pays. Kenneth Kaunda, qui était l'invité du Human service Trust, s'est confié à Villen Anganan.

    Après quinze ans hors du pouvoir, quel regard portez-vous sur la Zambie dont vous aviez été le premier président ?

    VINOD SEEGOLAM: Notre objectif est de rendre les gens plus employables

    Le Human Resource Development Council est au coeur de la formation. Son directeur explique que l’institution veut favoriser la mobilité des ressources humaines dans les différents secteurs.

    ● Le marché de l’emploi souffre d’une inadéquation entre l’offre et la demande. Que fait le Human Resource Development Council (HRDC) pour résoudre ce déséquilibre ?

    La recherche d’une solution à cette problématique est effectivement une de nos tâches principales. Il n’y a aucun pays au monde qui ait pu réaliser un équilibre parfait entre la demande d’emploi et les opportunités d’embauche. Toutefois ce déséquilibre est assez conséquent à Maurice.

    Comment s'est déroulée la campagne?

    La campagne a été très différente des autres. Dans l'arrondissement No 6, les élections passent, en général, comme une lettre à la poste. Or, cette année, la violence a fait son apparition et c'est malheureux. L'Organisation du peuple rodriguais (OPR), qui a toujours prôné la fraternité, le calme et le respect de l'adversaire, déplore ces actes de violence. Pour l'OPR, c'est simplement parce que le parti qui a pris le pouvoir est mené par un novice qui ne sait que critiquer.

    Lord Diljeet Singh Rana, président de la 'Northern Ireland Chamber of Commerce and Industry' et président du conseil d'administration du Cordia Group était en visite de prospection chez nous la semaine dernière. Dans un bref entretien qu'il nous a accordé peu avant de regagner l'Irlande, il se dit confiant que Maurice émergera comme un "business hub" sous peu. Il nous parle également de l'intérêt que portent les hommes d'affaires irlandais pour Maurice.

    Le Matinal : Lord Rana parlez-nous de l'objectif de votre visite chez nous?

    QUESTIONS À RAJIV SERVANSINGH, DIRECTEUR DU BOI POUR LA RÉGION ASIE

    Le BOI veut promouvoir l’investissement indien à travers son bureau à Mumbai. Une délégation explore d’ailleurs les possibilités des secteurs éducation, hôtellerie et foncier.

    ● Quels sont les objectifs de votre affectation en Inde ?

    Le bureau du BOI à Mumbai aura désormais une dimension régionale, chargé de promouvoir l’investissement des zones sous ma responsabilité : le Sud-Est asiatique, le Pakistan, l’Inde, le Sri Lanka et la Chine, entre autres.

    QUESTIONS À KAVIRAJ SUKON, PÉDAGOGUE

    “Nous devons en finir avec la promotion automatique”

    Le consultant estime que les résultats des élèves ne correspondent pas à leurs capacités réelles. Il préconise, entre autres, l’abolition de l’évaluation continue et plus d’accent sur les compétences.

    ● Quel est le constat après vos recherches sur notre système éducatif pour le compte de l’Association for the Development of Education in Africa (ADEA) ?

    Pendant trop longtemps le système mauricien a produit des personnes dont les résultats ne correspondent pas à leurs capacités réelles (underachievers). L’objectif ultime de chaque système devrait être d’accroître les compétences (learning outcome), mais actuellement, chez nous, ce n’est pas le cas.

    ● Quels sont les principaux maux dont souffre notre système éducatif ?

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