Outre le fait de confirmer que nos futurs ténors viennent du même creuset qui a alimenté la classe politique, la démarche de Tengur est une indication du type d'argumentaires qui sera mis en scène lors de la prochaine campagne électorale.

Le roman-feuilleton sera donc le même. En toute logique, nous serons cuisinés à la sauce de nos plats préférés : le travail contre le capital, les inégalités que reproduit notre système éducatif, la primauté d'une ethnie sur d'autres… Bref, d'une part, la confrontation entre les déçus de la politique de la majorité gouvernementale et du bérengisme et, de l'autre, ceux qui défendront et vendront un bilan. C'est toutefois dans la forme que les choses se passeront de cette manière. Dans les faits, selon toute vraisemblance, c'est à un fatras idéologique aux accents épidérmiques que nous assisterons.

 

Le sujet électoral a déjà été structuré pour cette lutte. Il n'aura rien à acheter ou à proposer sur un marché des idées résolument désert. Il lui faudra subir les mêmes antiennes et la même folklorisation de la scène politique. Pourtant l'enjeu est de taille. Et jusqu'ici ni les gouvernants ni les opposants n'ont su le formuler dans un contexte de modernisation et de restructuration économique. Or, c'est bien de cela qu'il s'agit. Peu importe que des individus, dont entre autres M. Tengur, soumettent leur engagement politique à la condition qu'ils soient perçus comme étant des mini-Etats, il y a une nouvelle guerre des idées à mener.

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