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Budget 2007/2008: le secteur privé
- By L' Express
- Published June 17, 2007
- National Budget , National Budget 2008 , Budget Speech
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L' Express
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Outre la dimension sociale, c’est l’aide aux secteurs des PME qui est aussi fortement soulignée par le JEC. « J’accueille favorablement la mise en place d’une fiscalité légère à travers l’introduction de la Corporate Tax à 15 % afin d’encourager l’investissement », dé-clare Raj Makoond, directeur du JEC. Même les plus téméraires, à l’instar de Jacques de Navacelle, ont reconnu « l’équilibre » qu’apporte le volet social du budget 2007-2008.
« Je constate qu’il y a des points dominants qui sont dans la lignée de ceux de l’année dernière, avec une accélération sur la composante sociale. Le secteur privé apportera sa participation, comme il le fait tou-jours d’ailleurs, et sa contribution dans ce domaine », a-t-il soutenu.
Cet équilibre entre la rigidité et la réforme a été rendu possible grâce aux aides et prêts auprès des nombreuses instances internationales, explique, quant à lui, Pierre Dinan. « Ces aides et prêts d’instances, tels que ceux de l’Union européenne, sont un nouveau phénomène et s’insèrent dans une logique de transition. Il ne faut pas oublier que nous ne les aurons pas toujours », a-t-il vite fait de rappeler.
Mais il y a aussi ceux qui pensent que l’État providence n’a pas sa place dans une réforme. « Il faut savoir exactement où on en est, et quand la population verra enfin la lumière au bout du tunnel. Ces pseudo-mesures sociales ne font que ralentir l’apparition de la lumière », a, pour sa part, expliqué le Dr Pramode Jaddoo.
Budget 2007/2008: l’opposition
«Fade et décevant. » La réaction de Paul Bérenger, vendredi soir, à l’issue de la présentation du budget n’a surpris personne. Entouré des députés du MMM, il a évoqué l’absence de full compensation aux veuves et aux orphelins, le silence de Rama Sithanen sur les subsides, mais aussi la décision de ce dernier d’« éviter » de prévoir l’inflation.
Le ministre des Finances, a expliqué Paul Bérenger, a à peine touché à des dossiers aussi importants que l’industrie sucrière, l’aéroport, le port et les coopératives. Le leader du MMM considère, par ailleurs, comme « inquiétant » le silence de Rama Sithanen sur l’Aquatic Business Activities Bill qui, souligne-t-il, est un projet prioritaire.
Paul Bérenger s’est toutefois félicité de la mise en place d’un fonds de solidarité en faveur des victimes de la vente à la barre.
« C’est un budget trompe-l’œil », estime, quant à lui, le chef de file de l’Union nationale (UN), Ashock Jugnauth. Il fustige cet exercice budgétaire qui, selon lui, penche en faveur de « moins de 10 % » de la population. « Ce budget ne contient aucun aspect social. Il est, au contraire, venu aggraver la situation déjà difficile de la population », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse qui a eu lieu hier matin. Et d’ajouter : « Sithanen finn fer zouer sekter prive. Li enn bidze anti ti dimounn. »
Budget 2007/2008: les syndicalistes
«C’est un budget pour les capitalistes et le secteur privé. Encore une fois, c’est la classe des travailleurs qui est sacrifiée pour satisfaire la classe possédante. » C’est le cri des chefs de file des six centrales syndicales.
Elles étaient réunies à la municipalité de Port-Louis, vendredi soir, boycott du discours de Rama Sithanen à l’Assemblée nationale oblige. Malgré cela, les syndicalistes ont écouté attentivement le discours du ministre.
Ils avaient tantôt la mine sérieuse quand Rama Sithanen égrenait le train des mesures sur le plan social, tantôt des sourires narquois quand il évoquait la détaxe sur les produits électroménagers.
Mais même là, les syndicalistes sont très critiques vis-à-vis du ministre. « Est-ce qu’il prend en compte le coût de l’électricité ? », déclare Atma Shanto de la FTU. Pour Dee-pak Benydin, il est clair que le gouvernement a dû revenir sur certaines décisions impopulaires prises lors du premier budget de Sithanen. Le retour de la distribution de pain à l’école en est un exemple concret, dit-il.

