COUR INTERMÉDIAIRE: Une amende de Rs 600 000 pour blanchiment d’argent
- By L' Express
- Published May 27, 2007
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Ses démêlés avec la justice remontent à son interpellation par l’Anti Drug and Smuggling Unit (Adsu) le 1er mai 2004. Ce jour-là, il subit une fouille corporelle et la police découvre 9,36 grammes d’héroïne sur lui. Il détenait aussi une somme de USD 10 600 et des reçus à en-tête du bureau de change Shibani Finance.
L’enquête policière qui s’ensuivit révélait que Yogeshawar Bhotooa n’avait pas d’emploi permanent et n’était pas maçon ni propriétaire d’un commerce de pièces de rechange, comme il l’avait prétendu. Poursuivi alors en cour intermédiaire sous une charge de trafic de drogue (drug dealing), il plaidait coupable et avait été condamné, le 19 avril 2006, à cinq ans de prison et à une amende de Rs 10 000.
Après ce premier procès, l’Independent Commission against Corruption (Icac) lui a intenté un procès pour blanchiment d’argent, en violation du Financial Intelligence and Anti Money Laundering Act de 2002. Cette fois, il plaide non coupable, ne retient pas les services d’un avocat, voulant assurer sa propre défense.
Pour cet autre procès, l’Icac est représentée par Me Jean Michel Ah-Sen. Au cours de l’audience, Purdasy Ashrafally et Sharma Yuvraj Busgeet, deux employés du bureau de change Shibani Finance, identifient l’accusé qui avait fait procéder à la conversion des deux sommes respectives : la première fois à la succursale de Grand-Baie et la se-conde, à celle de Port-Louis.

