Claudia Wiedey considère que la signature de ces trois conventions est une “reconnaissance de la capacité de Maurice à savoir quel est le meilleur moyen de concevoir et d’appliquer les réformes”. Elle ajoute que ces réformes envisagées ne doivent pas rester sur papier mais se traduire dans des faits concrets.

Le financement alloué par l’Union européenne concerne d’abord Rs 500 millions (11 millions d’euros) pour le secteur sucre. 6,5 millions d’euros couvrent les ressources que Maurice a reçues en 2006 comme mesures d’accompagnement. Le déboursement pourrait intervenir avant la fin de juin. Pour être éligible à cette aide, Maurice a d’ailleurs eu à satisfaire trois conditions : une bonne gestion économique, un système transparent d’approvisionnement des biens et services du marché public et une politique énergétique cohérente.

Le second accord totalise 4,5 millions d’euros. Il représente une balance des fonds restants sous le 9e Fonds européen de développement. Cette somme servira également de support au budget sucre. Le décaissement devrait intervenir après juin 2007. Mais des conditions y sont attachées : la centralisation de trois usines sucrières, l’acceptation par des travailleurs d’un Voluntary Retirement Scheme (VRS), l’établissement d’un programme de formation et de recyclage des travailleurs concernés par le VRS et l’épierrage des champs des petits planteurs.

La troisième convention concerne une somme de Rs 350 millions (8,7 millions d’euros) pour le financement du programme de réforme économique. Cette somme, qui est un support au budget gouvernemental, représente l’enveloppe additionnelle que Maurice a obtenue de l’UE en reconnaissance de sa bonne performance dans l’utilisation des ressources sous le 9e Fonds européen de développement. Le déboursement se fera au cours de l’année financière 2007-2008.

“En choisissant d’allouer des fonds additionnels pour soutenir le programme de réforme économique dans la forme de soutien budgétaire, la Commission reconnaît la pertinence des réformes audacieuses annoncées dans le budget 2006-2007”, affirme Claudia Wiedey. Un commentaire que reprend Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances : l’aide européenne en forme de dons témoigne de la “crédibilité” du programme de réforme économique du gouvernement.

 

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