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CENTRALISATION: La fermeture des trois usines sucrières en suspens
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L' Express
 
By L' Express
Published on May 27, 2007
 

Le 31 mai, la permission de fermer Mon-Loisir, Mon-Trésor et Riche-en-Eau devient caduque. Mais les sucriers bloquent sur une des conditions : les 2 000 arpents qu’ils doivent céder. Ils attendent les explications du ministère.

La centralisation de l’industrie sucrière est dans la balance. Rien n’est encore décidé concernant la fermeture projetée des trois usines : Mon-Loisir, Mon-Trésor et Riche-en-Eau. Selon les conditions fixées par l’État, une décision finale à ce sujet doit être prise au plus tard le 31 de ce mois. Mais à ce stade, aucun accord entre les sucriers et le gouvernement n’a abouti.


Centralisation des opérations

La Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) le confirme. A la Plantation House, on s’inquiète du manque de progrès sur ce dossier alors que l’ouverture de la coupe se fera dans quelques semaines. Passé le délai du 31 mai, la permission de l’État de fermer ces usines devient caduque.

Afin d’autoriser leur fermeture, le gouvernement exige en contrepartie que l’ensemble des sociétés sucrières lui cède entre 1 500 et 2 000 arpents de terre. Selon la condition fixée par le gouvernement, c’est à la totalité des sucriers de céder les arpents de terre, pas seulement aux trois usines concernées par la demande de fermeture. L’Etat compte utiliser ces terrains dans le cadre de ses projets d’intégration sociale. Les sucriers s’opposent à cette requête, arguant qu’il s’agit là d’une condition “excessive”.

“Nous nous attendions à un dialogue mais il n’y a rien eu jusque-là”, dit-on du côté de la Plantation House. A la suite de la décision de l’Etat quant à la fermeture des trois usines et aux conditions rattachées, les sucriers ont écrit au ministère de l’Agro-industrie. A travers cette correspondance, ils ont demandé des précisions ainsi que des éclaircissements sur les 1 500 – 2 000 arpents et le financement du coût social de la centralisation.

Ce financement est lui aussi sujet à litige. La deuxième condition fixée par l’Etat, qui suscite, elle aussi, l’inquiétude des sucriers, concerne les coûts sociaux. Le gouvernement est revenu sur son engagement, pris dans le blueprint sur la réforme sucrière, de financer à hauteur de 75 % les coûts associés à la centralisation des opérations de l’industrie. Ce changement de position implique que les sucriers devront financer plus de 25 % de ces frais. Les proportions exactes de financement ne sont pas connues.

“S’il n’y a pas d’accord jusqu’au 31, il n’y aura pas de centralisation et les usines continueront à rouler”, confie une source de la Plantation House. Ce cas de figure n’est pas envisageable car deux des usines concernées ne pourront opérer pendant la prochaine coupe. “Mon-Trésor et Riche-en-Eau n’ont pas fait de maintenance. Même si elles restent ouvertes, ces deux usines ne pourront rouler. Mais il leur faudra impérativement payer les travailleurs”, explique la source de la MSPA.

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