Récusant les critiques à l'égard du secteur privé, le président du JEC, Jacques de Navacelle, laisse entendre : " Le secteur privé n'a aucune leçon à recevoir de l'État sur sa façon de gérer ses affaires. " Au début de son intervention, il a situé l'importance du JEC en tant que représentant de " tous les secteurs de l'économie " et de l'ensemble des entrepreneurs mauriciens, avant d'observer que Maurice " ne pourra pas sortir de la situation économique difficile sans une coopération étroite entre les représentants du secteur privé et les autorités gouvernementales ". Les dirigeants du JEC disent ne pas comprendre les raisons pour lesquelles les plus hautes autorités de l'État n'ont pas développé des relations de concertation avec le JEC.

" Le secteur privé est la pierre angulaire de tout développement économique et l'État ne peut rien faire sans nous ", estime M. de Navacelle. Depuis que le nouveau gouvernement est entré en fonction, il n'y a eu aucune réunion, au plus haut niveau, avec les dirigeants des associations du secteur privé, comme cela se faisait dans le passé, sur une base trimestrielle.

Le président du JEC n'a pas manqué de rappeler que le secteur privé dans son ensemble avait soutenu le Budget 2006/07, car il avait estimé que les grandes lignes de ce budget rejoignaient les recommandations faites depuis de nombreuses années par le JEC. " Nous parlons ici de compétitivité, d'ouverture de l'économie, de démocratisation, de Equal Opportunities, etc. Toutes ces choses, nous les pratiquons quotidiennement au sein de nos entreprises. Nous nous organisons pour que chaque Mauricien puisse devenir un entrepreneur et réussir comme les autres. Mais pour cela, il faut que l'État cesse d'intervenir dans beaucoup de domaines où il n'a rien à faire ", a argué Jacques de Navacelle. Selon les dirigeants du JEC, le gouvernement, " par des comportements irrationnels ", a provoqué des hausses de prix, des fermetures d'usines, des licenciements.

L'intervenant s'est élevé contre ce qu'il estime être des " discours démagogiques qui veulent faire croire que certains sont trop riches ". Or, le JEC, a-t-il soutenu, souhaite que " tous les Mauriciens deviennent riches, mais ce n'est pas l'État qui les aidera, ce sont les entreprises privées ". Et d'ajouter que " si l'on décourage ceux qui ont réussi, on va décourager ceux qui voudraient entreprendre ".

 

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