Médicaments suspects : le ministre de la Santé donne sa version
- By L' Express
- Published May 27, 2007
- Health , Interview
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● Est-ce à dire que le laboratoire a commis des erreurs ?
Nous n’avons aucune certitude. Mais nous sommes en présence de contestations et nous allons en tenir compte. Nous ne sommes pas là pour défendre quiconque. Et s’il y a eu des problèmes, nous en parlerons, au nom de la transparence. Les fabricants éventuellement mis en cause seront blacklisted. Mais avant d’arriver à de telles conclusions, il nous faut être prudents : il y a probablement une marge d’erreur.
● Comment en arrive-t-on à choisir un laboratoire dont les résultats sont ensuite remis en question ?
Le laboratoire est un centre réputé en Afrique du Sud. C’est un des centres d’analyses recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
● Le ministère de la Santé, à la suite de ces résultats, a-t-il retiré ces médicaments du circuit hospitalier ?
Ce sera toujours la première démarche. Et pour rassurer le public, c’est ce que nous ferons si, dans le futur, nous découvrons de telles anomalies. Cependant, en ce qui concerne ces médicaments mentionnés plus tôt, les stocks étaient déjà épuisés au moment de la décision. Ces médicaments avaient été achetés avant 2005.
● Il nous revient que les exigences de l’OMS à ce sujet ne sont pas suivies…
Je ne crois pas. Pour l’achat des médicaments, l’OMS exige qu’il y ait des inspections des laboratoires et que le médicament soit vendu dans le pays d’origine. Sauf que ce deuxième critère fait parfois l’objet de dérogations. Et pour ce qui est de retracer toutes les étapes de la production, la question ne se pose pas car nous traitons directement avec les fabricants. Nous n’achetons pas des “traders” indiens.

