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ENVIRONNEMENT Plan d'urgence antipollution marine
- By Le Mauricien
- Published May 27, 2007
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Le Mauricien
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" Nous conjuguons nos efforts pour être prêts dans la mesure du possible, cela en nous équipant et en formant le personnel afin qu'il soit en état de préparation et d'alerte pour répondre promptement et efficacement à tout déversement d'hydrocarbure ", a déclaré, ce matin, le ministre suppléant de l'Environnement, Etienne Sinatambou, à l'ouverture de cet atelier. Il a souligné qu'en tant que Petit Etat insulaire en développement, Maurice possède un environnement fragile et particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles ainsi qu'au changement climatique. " Prions, cependant, que nous n'ayons jamais à avoir à faire face dans la réalité à une réelle marée noire ", a souhaité en conclusion le ministre.
Monique Andreas Esoavelomandroso, la Secrétaire générale de la Commission de l'océan Indien (COI), a rappelé, pour sa part, que la Conférence de Cape Town en mars 1996, a reconnu que la Zone Océan Indien est une zone à risque, constamment exposée aux catastrophes naturelles et aux problèmes de déversements d'hydrocarbures en mer. " Cela constitue une menace réelle, aussi bien pour l'écosystème que pour l'économie de la région qui tire des ressources de la mer et du tourisme ", a-t-elle souligné.
Dominique Lan Ng, directrice à l'Environnement, a rappelé, de son côté, que les îles sœurs de l'océan Indien ne sont pas à l'abri ni de catastrophes naturelles ni d'erreurs humaines et que, par conséquent, le risque que se produisent des accidents et autres pollutions massives dues aux déversements d'hydrocarbures, causant ainsi des marées noires, reste donc élevé. " Ce risque permanent impose aux Etats de la région une organisation et un état de préparation leur permettant de faire face à toute éventualité de pollution, tout en prenant en compte le fait que la prévention vaut mieux que la lutte elle-même ", a-t-elle précisé.
Les participants internationaux à ce deuxième exercice de simulation sont arrivés depuis hier à Maurice. Cet exercice de simulation, qui s'échelonnera sur trois jours, les 8, 9 et 10 mai, vise à tester la capacité des pays voisins à venir en aide à un pays membres du plan, atteint par une marée noire majeure.
Pour ce faire, l'exercice permettra de tester, entre autres, l'information des pays voisins ; la capacité des pays voisins à mobiliser rapidement du matériel et du personnel ; les procédures et moyens de communication entre les pays ; les formalités de circulation du matériel et des personnes ; le transport du matériel et des personnes entre les pays et les modalités de prise en charge et de règlement des dépenses.
L'exercice doit aussi permettre aux observateurs des pays "assistants" de découvrir ou de mieux connaître l'organisation mise en place par le pays "assisté".
Le plan de lutte sous-régional, approuvé par le Conseil des ministres de la COI du 31 octobre 2003, prévoit qu'un exercice régional annuel soit organisé à tour de rôle par chacun des pays signataires. Le tout premier exercice sous-régional a eu lieu, en temps réel, du 29 octobre au 8 novembre de l'année dernière à l'île de La Réunion. La National Coast Guard (NCG), la Special Mobile Force (SMF), la Mauritius Port Authority et les compagnies pétrolières opérant à Maurice collaborent avec le ministère de l'Environnement pour la réussite de cet exercice de simulation.
L'exercice a débuté, ce matin, au ministère de l'Environnement, par des explications brèves des tâches et responsabilités attribuées aux différentes cellules par Dominique Lan Ng. Une session de travail se tiendra ensuite au Centre de commande et dans les différentes cellules.

