S’il est évident que l’introduction de cette semaine de 40 heures impliquera des frais additionnels, le montant exact est toujours sujet à débat. De plus, il reste à déterminer le nombre de jours qu’elle contiendra.

Le coût de la semaine de 40 heures suppose une hausse du budget salarial. Cependant, les estimations de cette hausse divergent. Pour deux raisons : premièrement il est difficile de déterminer le coût exact du budget salarial dans la mesure où le nombre de salariés devrait fluctuer avec l’application du Voluntary Retirement Scheme (VRS) 2. En 2001, 8 000 employés du secteur sucre avaient accepté le VRS 1. Dans le cadre de la réforme sucrière actuelle, au moins quatre usines devraient fermer, ce qui impliquerait le licenciement de 7 200 employés. Le VRS 2 pourrait donc potentiellement concerner 7 200 salariés.

Au niveau du ministère, les calculs pour le budget salarial prennent le VRS 2 en considération. “En présentant cette proposition de 40 heures, j’avais le VRS 2 à l’esprit. La situation se prête maintenant à l’application de la semaine de 40 heures”, soutient Vasant Bunwaree.

En deuxième lieu, le nombre de jours sur lesquels seront étalées les 40 heures déterminera les coûts qui seront encourus. La MSPA avait précédemment estimé qu’ils varieraient entre Rs 30 millions et Rs 260 millions. “Une introduction de la semaine de 40 heures sur cinq jours équivaudrait à une augmentation du budget salarial, soit Rs 260 millions par an, incompatible avec la réussite de la réforme”, affirme Jean Li Yuen Fong, directeur de la MSPA, dans un communiqué émis le 4 mai. Selon le même communiqué, ces coûts s’élèveront à Rs 30 millions si la semaine de 40 heures s’étale sur six jours.

Lors de la rencontre d’hier, la MSPA a cependant estimé une hausse des frais salariaux, non pas en chiffres absolus, mais en pourcentage. “La MSPA a réitéré que son but principal reste la réussite de la réforme de l’industrie sucrière et que l’introduction de la semaine de 40 heures causerait une augmentation de 10 % du budget salarial, sans pour autant augmenter la productivité”, explique la MSPA dans un communiqué émis hier après-midi.

Au ministère du Travail, cependant, le chiffre de 10 % n’est pas totalement accepté. “En fait nous avons aussi ces chiffres mais tout dépend de la façon dont on regarde la chose. Par exemple, quand vous répartissez les 40 heures sur cinq jours, cela fait huit heures de travail par jour. Par contre, si les 40 heures sont réparties sur six jours, incluant le samedi, il faut déterminer comment cela va être compté”, affirme Vasant Bunwaree.

 

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