Il se réfère à la démarche du ministère de l’éducation qui a demandé, mercredi dernier, aux enseignants d’apporter des corrections au nouveau manuel d’anglais de Std I après des protestations de la Government Urdu Teachers’ Union (GUTU).

Ce syndicat, suite à des remarques de ses membres, a protesté contre une illustration dans le manuel : une femme en bikini. Cette illustration s’ajoute à un texte en anglais portant sur la famille Toorab qui va à la plage. Le syndicat considérait l’illustration comme dérangeante et contre « les foi et tradition islamiques».

D’autres syndicats se montrent de leur côté très réservés quant à la réaction du ministère. «Où va-t-on ? Alors que le débat se porte sur le niveau trop élevé ou non de ce manuel d’anglais, le ministère décide d’intervenir rapidement sur des détails insignifiants. Je ne comprends pas cette décision», s’interroge cependant un syndicaliste.

Cédant aux pressions, le ministère a, en effet, dans une circulaire émise mercredi matin, demandé aux enseignants de rectifier le tir en effaçant le nom Toorab et en modifiant le nom des enfants. Avec du correcteur fluide et de l’encre noire, Sania deviendrait ainsi Sonia et Zulfi, Zul.

La GTU a réagi hier pour critiquer toute cette affaire par le biais d’une circulaire envoyée aux établissements scolaires. Elle demande aux enseignants «de prendre tout leur temps pour effectuer les changements et ne pas se plier à la circulaire envoyée à la va-vite».

«Ces manuels étant des trial materials, la meilleure solution aurait été d’ignorer le chapitre et de l’éliminer l’année prochaine pour la nouvelle impression», indique Vinod Seegum. Reconnaissant que cette «bourde» du ministère peut offusquer certains dans une société pluriethnique, il reproche au ministère de n’avoir pas convoqué les syndicats avant l’impression finale. «Nous aurions certainement attiré l’attention du ministère pour éviter toute cette affaire», affirme Vinod Seegum.

 

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