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PROJET D'INCINÉRATEUR La Chaumière
- By Le Mauricien
- Published May 27, 2007
- Environment and Pollution , General
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Le Mauricien
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D'autres mouvements, tels l'Institut pour la Protection des Consommateurs (ICP), l'Association des consommateurs de l'île Maurice (ACIM) et le Mauritius Council of Social Services (MACOSS), ainsi que les travailleurs sociaux de Bambous, Gros-Cailloux et Albion apportent leur concours aux revendications de la plate-forme. Quelque 300 signatures ont été recueillies.
Dana Chengen, président du MACOSS, a soutenu lors de son intervention hier que le pays n'est pas prêt un projet tel que l'incinérateur de déchets. Il a été très critique envers le gouvernement, estimant que ce dernier doit réfléchir avant de laisser enclencher une telle démarche. Si jamais ce projet est mis en route, le risque de pollution sera conséquent, avance-t-il. " Comment le pays analysera-t-il le volume de dioxine dans les légumes ou la canne à sucre ? ", s'interroge l'intervenant avant de soutenir que certaines régions pourraient être affectées par ce projet. Il en sera de même pour des secteurs comme le tourisme, dit-il. " C'est une question d'ordre national. Voilà pourquoi nous nous engageons. Fode pa ki nou res lebra kroize. Nou bizin reazir avan ki li tro tar. Fode ki nou get sekirite nou bann zanfan ". Et d'avancer que le gouvernement devrait plutôt inviter au compostage à Maurice, soulignant par là même que Rodrigues est une île où la culture du compostage s'est développée. " Nou bizin montre dimounn depi bien tipti la kiltir separasion dese. Li pa enn zafer ki pou pran enn zour me boukou letan e gouvernman ti bizin fer sa ", affirme le président du MACOSS.
Jayen Chellum, président de l'ACIM, dit souhaiter pour sa part que le gouvernement n'accorde pas les possibilités de réaliser le projet d'incinérer des déchets. Le mettre à exécution, estime-t-il, " rendra la vie de ses habitants invivable ". Selon lui, l'opposition et le gouvernement doivent se pencher sur les implications d'une telle démarche.
De son côté, Mosadeq Sahebdin, de l'ICP, a soutenu que ce projet ne doit être mis en place dans aucune région du pays. Le Dr Allan Samsung, un expert en matière environnementale, y trouve plusieurs zones d'ombre. Selon lui, ce projet ne tient pas la route.
Gilbert Cadet, président de la Plate-forme Antipollution, évoque quant à lui " des incohérences " concernant une telle entreprise. " Vous imaginez que de gros camions vont circuler toute la journée sur les routes de la localité pendant 25 ans ". Il rappelle que pendant ces dernières années, des développements résidentiels dans la région de Camp-Levieux, Roches-Brunes, Albion et Bambous ont été notés. " Mo priye ki kan bann otorite pran desizion final, la rezon pran ledesu lor lanjeu finansie ".
Par ailleurs, M. Cadet affirme que suite à la publication de l'adresse email dans Le Mauricien il y a deux semaines, des Mauriciens vivant en France, au Canada et en Algérie leur ont fait parvenir des messages de soutien. L'intervenant invite d'autres personnes souhaitant les encourager dans leur démarche à adresser un courriel à msrb01@yahoo. com.

