Si vous lisez Le Monde Diplomatique depuis novembre 2005, vous l’aurez ouvert pour la première fois pour Rs 202. Il y a tout juste un an, il fallait rajouter une vingtaine de roupies pour combler votre curiosité. Aujourd’hui, il est à Rs 257. En moins d’un an et demi, 25 % d’augmentation donc… Le coupable est tout indiqué. C’est la hausse des devises et on retrouve au premier rang le bouillonnant euro qui caracole ces temps-ci à Rs 44.

Les librairies sont-elles aussi en cause ? «Non, notre marge est fixe, affirme Andy Lam, directeur de Bookcourt au Caudan. À l’heure actuelle, les revues ne nous rapportent pas grand-chose, soit moins de 10 % de notre chiffre d’affaires. Le plus gros de nos profits provient de la vente de livres commandés chez des éditeurs étrangers alors que pour la presse, c’est

 

beaucoup plus un service que nous proposons.»

Stéphane Mathieu, directeur de International Press and Book Distributors Co. Ltd (IPBD), distributeur de l’essentiel de la presse étrangère en français, explique : «La marge est de 13 % pour les détaillants et de 13 % pour les distributeurs. Elle ne bouge pas et nous obtenons notre rentabilité à travers le volume de nos commandes.»

Entre-temps, sur les étagères, certains titres disparaissent, notamment Business today, Le Monde de la Musique… Tandis que d’autres sont uniquement réservés à des points de vente ciblés, comme l’aéroport de Plaisance où transite une clientèle mieux pourvue.

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