SOCIÉTÉ Soroptimist International - Depuis samedi dernier, une trentaine de jeunes venant de tous les coins du pays suivent une formation à une culture de paix et de non-violence. Ces cours, qui s'échelonneront sur six mois, sont dispensés au Presidency College de la rue Abbé de la Caille, Curepipe, par les animateurs de Soroptimist International-Ipsae, de Rose-Hill.
" Nous vivons ces jours-ci avec un sentiment permanent d'insécurité. Et Soroptimist International-Ipsae ne pouvait rester insensible à cette situation. D'où cette initiative de former des jeunes à une culture de paix et de non-violence ", a expliqué samedi dernier la présidente de l'association, Mariam Gopaul, à l'ouverture de la toute première session de formation au Presidency College.
" Si nous, nous n'avons que la nostalgie de cette période où l'on pouvait sortir librement de chez soi sans aucune crainte, nous pouvons néanmoins donner aux jeunes d'aujourd'hui les outils nécessaires pour propager une culture de paix et de non-violence autour d'eux, afin de créer un monde meilleur ", dit-elle.
Mme Gopaul indique que cette formation consiste à parler des valeurs et des droits humains, et à donner des notions de techniques d'écoute et de résolution des conflits, entre autres. Elle a félicité la trentaine de jeunes présents qui ont répondu à un avis de presse pour suivre cette formation. " Ce démontre d'une part votre intérêt pour la paix et la non-violence, et d'autre part, que la violence ambiante qui nous entoure vous interpelle ", a-t-elle affirmé.
L'Ombudsperson for Children, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, présente au lancement de cette formation, a affirmé que l'État mauricien a pris l'engagement en 2002, à travers son président de la République, sir Anerood Jugnauth, de créer " un monde digne des enfants. " " Tout le monde s'accorde à reconnaître que la paix est un préalable au développement ", a-t-elle lancé.
Affirmant sa conviction dans la nécessité de la prévention de la violence, Mme Aumeeruddy-Cziffra a salué la participation des jeunes à cette formation. " Il nous faut dès l'école éduquer nos jeunes à reconnaître les signes précurseurs de violence et les former à intervenir efficacement ", dit-elle.
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