Me Sanjeev Teeluckdharry, conseil légal de la boîte de nuit, avait demandé que les charges soient rayées. Il avait argué qu’il s’agit d’un “gentlemen’s club”, d’un établissement privé dont l’accès est réservé aux membres uniquement. Ainsi, avait plaidé l’avocat, la police ne peut faire état d’actes indécents en public ni de l’usage de CD, prétendument piratés, dans un lieu public.

A l’appel de l’affaire hier, la poursuite n’a pas objecté à la demande de la défense. Le magistrat Joy Ramphul a alors ordonné que les charges contre les suspects soient rayées.

C’est au cours d’une opération policière, en février dernier, que des policiers en civil se présentaient à la porte du Ritz Club. Leur mission : saisir des CD pirates. Toutefois, à l’intérieur, ils constatent que trois strip-teaseuses ne portant que des strings dansent sur scène. Une vingtaine de minutes plus tard, trois autres filles prennent le relais. Un des policiers appelle le quartier général de l’Anti Drug and Smuggling Unit pour demander du renfort. Quelques instants après, un important effectif de la police arrive devant le club.

La boîte de nuit est perquisitionnée, trois jeunes filles sont prises sur le fait, dansant nues sur la scène. Un des policiers donne l’ordre d’arrêter le spectacle. Les clients sont priés de vider les lieux. Les trois filles, Marie Pamela Lamvohee, 31 ans, Marie Lourde Arielle Raboude, 26 ans, et Marie Dorothee Rousseau, 18 ans, sont arrêtées. Elles seront toutes trois provisoirement accusées de gross indecent act in public. Les policiers saisissent sur les lieux 203 CD jugés piratés et appartenant au gérant.

 

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