Lors de cette réunion, plusieurs questions étaient à l'ordre du jour dont les dates à fixer notamment pour la prochaine assemblée générale spéciale, la prochaine assemblée générale annuelle et les élections pour le renouvellement du comité de direction de la fédération qui doit compter 23 membres. Par la suite, c'est la question du choix du site pour le centre culturel qui devait provoquer des débats houleux, avec des échanges de remarques et de propos très vifs qui devaient pousser le président du jour à soumettre sa démission.

Lorsque cette question du site a été soulevée et débattue, certains n'arrêtaient pas de le critiquer pour la façon dont il s'est pris pour attaquer la décision du gouvernement de modifier le choix du premier site pour un autre. En effet, selon ses détracteurs, a-t-il indiqué, " mo ti bizin insiste lor sa premye terin la. " Ils trouvent aussi qu'il aurait dû envers et contre tout organiser une manifestation pour exprimer la détermination de la fédération de ne pas quitter le premier site. " On m'a également accusé de n'avoir pas été suffisamment actif ou percutant pour réclamer l'ouverture du Centre Culturel Tamoul. "

C'est à la suite de tels reproches qu'il a choisi de soumettre sa démission comme président. D'ailleurs, dit-il, ce même jour, un autre membre, Samoo Pillay a préféré, lui aussi soumettre sa démission et cela non seulement comme assistant trésorier mais aussi comme membre du comité exécutif. Selon M. Moorghen, M. Pillay était visiblement très écœuré par ces critiques et les tentatives de ceux qui voulaient faire marche arrière pour insister sur ce premier choix. En tant qu'ingénieur, il s'était donné beaucoup de peine pour évaluer d'abord le premier site et ensuite le second. En entendant toutes ces critiques, il a préféré prendre ses distances, nous dit M. Moorghen.

Contacté par Le Mauricien, M. Comaren, qui assume la présidence en attendant les élections prévues dans les semaines à venir, s'est refusé à faire des commentaires. " Je ne dirai rien pour le moment tant que je n'aurais pas d'abord parlé aux membres du comité de direction, " dit-il.

Rappelons que quand le gouvernement avait annoncé sa décision de changer les sites alloués pour le centre culturel tamoul, trois autres organisations s'étaient retrouvées dans la même situation. Il s'agit nommément de la Hindi Speaking Union, de la Urdu Speaking Union et de la Indo-Mauritian Catholic Association. Si ces dernières n'ont pas fait de difficultés par rapport à ces changements, tel n'a pas été le cas pour la MTTF. Soutenue par L'Union Tamoule de Maurice et la Hindu Maha Jana Sangham, elle devait animer une conférence de presse en novembre 2006 pour insister sur le site initial.

L'opposition était telle qu'un Mauritius Tamil Front a été constitué comprenant notamment la MTTF, la Tamil League et la Tamil Chamber of Commerce, entre autres. Le Premier ministre Navin Ramgoolam devait rencontrer les représentants de ce front le jeudi 1er décembre à la Clarisse House. " Au cours de cette réunion, le Premier ministre avait dit qu'il avait des contraintes et qu'il était disposé à nous offrir un terrain dans la même région du Triangle du Réduit comme pour les trois autres organisations. "

 

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