Le maulana Chooramun, à la tête des manifestants avait maintenu le mot d’ordre pour la tenue du rassemblement devant l’Hôtel du gouvernement jusque vers les 14 h 30 hier. Et puis, subitement, c’est le coup de théâtre. Sans crier gare, le maulana annonce «la victoire». Que s’est-il passé entre-temps ?

Malgré la rencontre du PM avec quelques représentants de la communauté musulmane mercredi – réunion à laquelle a participé le maulana Haroon – le maulana Chooramun avait, jeudi soir, annoncé publiquement le maintien de la manifestation. Mais sentant la détermination de la police qui a commencé à montrer les dents dès la matinée d’hier, le maulana Chooramun prend contact avec le bureau du PM. Son message : il est disposé à annuler la manifestation si le PM et son vice Premier ministre Rashid Beebeejaun acceptent de le rencontrer. Ramgoolam refuse. Le maulana annonce alors qu’il va de l’avant avec la manifestation. Réplique de Ramgoolam : il devra prendre ses responsabilités.

Entre-temps, les émissaires du maulana observent le déploiement des forces de l’ordre devant l’Hôtel du gouvernement. Ils commencent à sentir que la police ne cédera pas. A la mi-journée, le PM est déterminé à faire de sorte que «tout acte illégal soit sanctionné et que chacun assume ses responsabilités».

Dans une déclaration à l’express vers 14 h 30, le PM maintient son opinion que c’est «une minorité qui veut défier la loi.» Il annonce, dans cette éventualité «que la police agira». Celle-ci a effectivement reçu des instructions en ce sens, venant directement du PMO. Et selon nos informations, l’inaction de la police, mardi, ne ferait pas suite à une instruction du PM...

Le ton de Ramgoolam est grave et il ne cache pas son énervement face à certains politiciens «ki pe met dibri». Il affirme aussi que tous ceux qui ont orchestré la manifestation illégale de mardi seront interrogés par la police dans les jours qui viennent.

 

Click here to read the Full Article