Nashrah Tapdoo, adolescente filiforme de 14 ans, vit au Muslim Orphanage depuis la séparation de ses parents il y a quatre ans. Sa mère qui est sans emploi, et ses deux sœurs y habitent aussi. La jeune fille fréquente le collège Madad-Ul-Islam de Plaine-Verte et malgré les bouleversements familiaux qu’elle a vécus, elle s’est accrochée à ses études. Ses seules faiblesses au niveau académique sont en anglais, mathématiques et comptabilité.
Le Muslim Orphanage, qui opère grâce aux dons et au zakhat, payait des leçons particulières pour la jeune fille. Mais le fardeau financier pour cette institution a fini par s’alourdir. Lors d’une visite de Chandranee Bhuckory, présidente du comité exécutif de Sponsor A Child au Muslim Orphanage, Rhoodijah Kadersaïb, la responsable, a évoqué la question des coûts des leçons particulières de Nasrah. Le cas de l’adolescente, comme pour chaque demande, est examiné et c’est au comité de décider de la parrainer ou non.
Depuis un an, c’est Sponsor A Child qui prend en charge les coûts des leçons particulières. Décision qui a boosté la motivation de l’adolescente. “Mo le al pli divant. Mo le montre zot ki avek zot led, enn zenfan so lavenir kapav meiler. E mo le montre zot tou ki mo finn gaign oportinite fer progre et ki pena diferans ant moi ek zanfan ki ena zot paran autour zot.”
Bhavta Issur, 13 ans, n’a connu que l’univers du Gayasing Ashram. Cette jeune fille, qui fréquente le DAV College à Port-Louis, a besoin d’une attention particulière dans des matières spécifiques. Deorishi Boolell, responsable du Gayasing Ashram, a fait appel à Sponsor A Child qui accepté le parrainage.
Depuis que Bhavta suit des cours particuliers, elle a amélioré la moyenne de ses résultats en anglais et en mathématiques et s’apprête à entrer en Form III ce mois-ci. “Mo le kontinue mo lekol e mem al liniversite. Mo espere mo pou gaign sa soutien Sponsor A Child pou ankor lontan”, confie Bhavta.
C’est à 17 ans que Mathieu Berthelot commence à entrevoir une issue de secours possible. Cet enfant, dont la mère est internée à l’hôpital psychiatrique, a été placé à la crèche de Quatre-Bornes alors qu’il n’était qu’un bébé.
Depuis dix ans, il vit au Foyer Père Laval. Son parcours scolaire est tout aussi haché : à la fin du cycle primaire, il fait deux ans au collège Père Laval, suivi d’une formation pour les adolescents dans un centre de jeunesse et d’une autre année dans une école privée.