Des fouilles au pied du Morne bientôt
- By Le Matinal
- Published December 25, 2006
- History
- Unrated
Le Matinal
View all articles by Le Matinal
Tous deux affirment que leurs familles parlaient déjà d'ossements humains trouvés au pied de la montagne. Cette question avait déjà été soulevée au Parlement par le député Jean-Claude Armance sous l'ancien régime. Lors de la première visite de l'expert François Odendaal, M. Armance avait cette fois-ci parlé de deux crânes. La datation des os d'une brebis ayant confirmé qu'un esclave l'aurait consommé en 1767 ou 1806 conforte donc le voeu du Morne Heritage Trust Fund d'entreprendre des recherches archéologiques au pied de la montagne.
"Il reste certainement des traces de la présence des marrons sur cette montagne", déclarait Stéphanie Anquetil, présidente du Morne Heritage Trust Fund, lors d'une visite sur le lieu communément connu comme "Chemin lezo", "car c'est là qu'on aurait trouvé ces ossements humains". "Chemin lezo" se trouve au bas de la falaise où se trouvent des caves, dont la plupart cachent peut-être d'autres secrets. François Odendaal se réjouit de l'expertise des os de la brebis, estimant que "cela consolidera le dossier du Morne à l'Unesco".
Rencontrant, samedi dernier, les représentants de la Plateforme pour sauver Le Morne, dont Veena Ballgobin et Karl Lamarque, et Anil Lollbeeharry, président du conseil de village du Morne, l'expert a de nouveau mis en avant le caractère "sacré" de la montagne. "C'est à vous Mauriciens de savoir ce que vous voulez en faire. Soit préserver son intégrité naturelle ou laisser le développement suivre son cours. Je soumettrais le dossier final et une première mouture du plan de gestion à l'Unesco mais c'est à vous maintenant de savoir ce que vous voulez pour cette montagne".
Veena Ballgobin se dit "satisfaite de la rencontre avec M. Odendaal. Mais nous butons toujours sur la question des projets IRS. Nous n'allons pas rester les bras croisés. Nous prévoyons déjà de nous rencontrer cette semaine pour décider de la marche à suivre". L'expert a notamment déclaré que "Rogers a signé un accord avec le gouvernement concernant son projet. Les trois maisons qui figurent sur ses terres ne seront plus louées à l'expiration du bail. Et Rogers accepte d'offrir une parcelle de terrain au gouvernement".

