L’aboutissement confère le statut d’héritage universel de l’humanité à ce lieu de débarquement des travailleurs engagés, à la rue du Quai à Port-Louis. Le ton enthousiaste, Mahendra Gowressoo, ministre des Arts et de la Culture, pense déjà à l’avenir. Joint au téléphone à Vilnius, il déclare : “Aster le Morne. Li pa ti fasil sa ki finn arive. Se nou tousel ki finn aksepte par l’Unesco zordi.”
 
 Il a fait le déplacement avec une délégation de huit personnes, dont Rama Valayden, attorney general, et Vijaya Teelock, présidente de l’Aapravasi Ghat Trust Fund (AGTF). Le dossier mauricien a été présenté trois ans

 

après la mise sur pied de l’AGTF.
 
 Pendant ce temps, les travaux de rénovation se poursuivent à Port-Louis. Leur but : restituer le site en l’état où il était en 1865, en pleine vague de l’engagisme. C’est d’ailleurs ce qu’a soutenu la partie mauricienne auprès de l’Unesco.
 
 Un dossier qui s’appuie sur le fait que l’Aapravasi Ghat n’est pas qu’un lieu, mais aussi le symbole de tout un système, avec l’immigration des laboureurs indiens, leurs conditions de vie sur les propriétés sucrières, et comment ils se sont intégrés à la vie du pays.
 
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