Surtout que des étudiants de tous âges visionnent actuellement ces clips. Recherchés, les quatre jeunes sont actuellement en cavale. Histoire d’éviter les cellules des postes de police pendant le week-end. Ils comptent se rendre à la police demain ou mardi. (Voir hors-texte).
 
 La collégienne subit des pressions d’autres élèves de son établissement scolaire. Celles-ci ont envoyé une lettre à la direction de l’école et au ministère de l’Éducation, réclamant son expulsion. Ses bons résultats aux examens du School Certificate 2005 jouent en sa faveur et elle devrait garder sa place en Lower VI.
 
 La collégienne a été interrogée par la Central Criminal Investigation Division (CCID) jeudi. Vu que c’est une affaire délicate, elle a été confiée à un haut gradé, le deputy commissioner of police (DCP) Tangavel Seerunghen. La jeune fille a consigné sa déposition pendant de longues heures. Accompagnée d’une de ses tantes, elle a insisté pour être seule avec les enquêteurs. Elle a ensuite été examinée par le médecin légiste, Satish Boolell. Les autorités ont offert à la jeune fille les services d’un psychologue.
 
 Au départ, l’étudiante ne voulait pas donner de déposition contre ses quatre partenaires masculins dans les clips. Mais elle a fini par balancer leurs noms. Il s’agit de T., employé d’un call centre, le cousin de celui-ci, B., A. et un certain Samousa dont elle ne connaît pas la véritable identité. Les quatre garçons ne sont plus des étudiants mais ils l’étaient l’année dernière au moments des faits.
 
 L’interrogatoire a été éprouvant pour l’étudiante qui a eu à plusieurs reprises des crises d’hystérie. Elle a expliqué à la police qu’elle

 

a eu des relations sexuelles à deux reprises au domicile de T. aux mois de juin et juillet 2005. La première fois aurait été entre fin juin et début juillet. Cela implique qu’elle n’avait pas atteint l’âge de 16 ans car elle est née un 27 juillet. Ce qui alourdit le dossier à charge de T. car c’est un délit d’avoir des relations sexuelles avec une fille de moins de 16 ans même si elle est consentante. Elle dit avoir eu simplement des relations avec T. entre 11 h 30 et 13 h 30 ce jour-là. 
 
 Logiquement, les clips proviennent de la deuxième séance qui aurait eu lieu à la fin du mois de juillet entre 10 h 30 et 14 heures, toujours au domicile de T. Cette fois, trois autres garçons sont présents. Notamment B., A. et ledit Samousa. Elle affirme avoir été consentante pour les actes sexuels et qu’elle était bel et bien consciente que l’un d’eux utilisait une caméra-portable pour filmer ce qui se passait «par fun». Mais la collégienne précise qu’à aucun moment il n’a été question de diffuser ce qui avait été filmé.
 
D’un autre côté, lors de sa déposition, la collégienne a raconté aux enquêteurs qu’elle était amoureuse d’un garçon fréquentant un collège Royal. Un très beau garçon, selon elle. Mais ce dernier a un jour rompu avec elle. L’étudiante a expliqué qu’elle lui avait dit que, des garçons comme lui, elle pouvait en avoir beaucoup et même quatre si elle avait envie. Ce serait pour cette raison qu’elle s’est jetée dans les bras de quatre «acteurs». Histoire de provoquer son ex-petit ami et prendre sa revanche. 
 
La collégienne a, par ailleurs, fait ressortir que lorsqu’on la filmait, l’un des quatre «acteurs» lui a dit qu’il allait un jour envoyer le film à l’étranger mais bien plus tard. À la question de comment les clips ont été diffusés à Maurice, elle a répondu qu’elle n’en avait aucune idée.